|
|
|
Des services complets par des bijoutiers passionnés par leur métier !
Modèles déposés. |
|||||||||||||||||
|
Croix de Megève (2) |
|||||||||||||||||||
|
|
|
||||||||||||||||||
|
Croix de Megève, fleuron des croix de Savoie
|
|||||||||||||||||||
|
Elles avaient disparues !
Face à la disparition des croix de Megève qui partaient à la fonte afin d'en récupérer l'or ou pour en faire un bijou plus au goût du jour, la Mégevanne Renée JOLY-POTTUZ, guide du patrimoine, a décidé voilà vingt-cinq ans de militer pour la reconnaissance de ce précieux bijou. Elle répertorie toutes les croix authentiques qui restent dans le village, organise des conférences, et transmets à son fils, Dominique bijoutier-joaillier de métier, sa passion pour ce bijou du patrimoine de Megève. En 1983, Dominique JOLY-POTTUZ s'engage à relever le pari en fabriquant des croix de Megève traditionnelles d'après le modèle familial. Preuve que là-haut, dans les montagnes savoyardes, il est des traditions qui ne se perdent pas tout à fait, il était temps car à ce jour à Megève, on ne compte plus qu'une centaine de croix anciennes encore jalousement conservées. |
|
||||||||||||||||||
![]()
|
La maîtrise du geste et de l'outil : Reproduire entièrement à la main ces chefs d'oeuvres nécessite une parfaite maîtrise du geste et de l'outil de la part de l'artisan-bijoutier. Dans son atelier à Megève, Dominique JOLY-POTTUZ doit exécuter un véritable travail d'orfèvre avant de pouvoir mettre en vente ses oeuvres. Certaines pièces demandent plus de quarante heures de travail ! A l'oeuvre on reconnaît l'artisan : Dans ses mains expertes, il commence par fondre au chalumeau des déchets d'or pour obtenir un mini lingot de dix-huit carats. Une fois refroidi, le lingot va être laminé puis battu au marteau. Réussir une plaque d'or uniforme exige une grande précision du geste et beaucoup de dextérité. Avant la découpe de la croix, l'artisan trace au compas ses dimensions. Le plus difficile reste alors à effectuer la sicelure et la gravure. Véritable travail de broderie. On pratique la gravure dite à « taille douce » le geste doit être précis, avec une pression régulière sur le métal, le bijoutier n'a pas le droit à l'erreur, sinon la croix est à refaire entièrement. Cette ultime étape qui donne vie à la croix de part les multiples reflets de la lumière dans les ciselures, illustre on ne peux mieux la citation de Jean de la Fontaine: « A l'oeuvre on reconnaît l'artisan » |
||||||||||||||||||
|
Textes et photos : Ludovic MAISANT Magazine Partir Béatrice JOLY-POTTUZ Mimosa |
|||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||